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L’ETHIQUE APPLIQUEE Art-Access et la B.A entendent agir selon le principe d’éthique
appliquée et travailler avec des professionnels ayant développé des
compétences éthiques répondant aux défis issus des pratiques et
relations d’affaires contemporaines. L’éthique appliquée permet : d’atteindre sainement ses objectifs, sans avoir à supporter des
pressions ou tensions inutiles. D’intervenir de façon à favoriser la
résolution de problèmes sur une base informée, réfléchie et
responsable. De percevoir adéquatement les relations entre les divers
types ou groupes d’intérêts. De s'engager de façon équitable dans un
projet ou une relation d’affaire. De débattre sereinement de questions
litigieuses dans un contexte critique ou tendu, en vue de le résoudre
équitablement au travers d’accords tenant compte du respect des apports
matériels, intellectuels ou de la création d’autrui. De dialoguer sans
esprit de compétition abusive, en vue de partager équitablement. De
s’engager sans avoir à redouter ni prédation, ni spoliation. Cela peut
se résumer en ces règles : Faire ce que l’on dit et dire ce que l’on
fait. Dire la qualité, faire la qualité, être la qualité. Le principe
n’est pas d’avoir tout, plus ou beaucoup, mais de recevoir ce qui nous
revient de droit.
Nous
entrons dans une nouvelle ère des affaires, prenant en compte la
dimension de partage. Partage de l’information, des besoins, des moyens
et des ressources. Il s’agit d’une prise de conscience liée à la vision
globale et la connaissance des liens, retours et causes à effets. Un
rythme de vie nouvelle, des styles de pensées et de comportements
apparaissent même dans les milieux les plus ambitieux en affaires. Il s’agit d’une « révolution »,
d’un changement de système, pour une civilisation meilleure et plus
juste. On pense évidemment à une civilisation où prend fin le système
de compétition acharné et de consommation aliénant que nous avons connu
jusqu'ici, ce avec quoi presque tout le monde veut en finir. Les
concepts moteurs de l’ambition, comme « savoir ficher les autres dedans » - « tout pour quelques-uns, rien pour les autres » - « après moi le déluge »,
l’opportunisme prédateur. Tout cela est remis en cause par de nouveaux
plans de réflexions et de formation, au sein des plus grandes écoles de
commerce. Toutes ces remarques nous permettent de dire que la
civilisation Occidentale est en cours de mutation. Attendons nous donc
à de nouvelles donnes, dans les croyances, les valeurs et
l'organisation des sociétés. Les
découvertes en matière de ressources humaines, les changements
climatiques, vont modifier les équilibres économiques, politiques,
éducatifs et en conséquence, le sens de nos libertés. D'ores et déjà,
on peut affirmer que le concept du « bonheur » et
celui de la société des loisirs, vont être de plus en plus remis en
cause et donner lieu à une révolution culturelle sans précédent,
dépassant largement celle des nouvelles technologies. Pour s'en
convaincre, il suffit de regarder quelles sont les revendications
actuelles des groupes associatifs, syndicaux, ouvriers et de constater
ce que sont devenues les réalités en milieu Entreprise. De nombreux systèmes ont été développés dans les stages et plans de
formations tout au long du XX ieme siècle. Tous avaient pour objet
essentiel celui de développer l’ambition, l’opportunisme et l’art de la
manipulation. Tout cela a conduit la société au point où elle en est
aujourd’hui : en manque de ressources et au bord de la fracture
sociale. Le manque de moyens, le chômage, les licenciement de masse,
les déstructurations et restructurations successives, les reports
constant des charges ou difficultés, sur le dos de la masse salariale,
ont affolé la machine et démoralisé le public au point qu’il mette en
doute la réalité de la démocratie.
Il n’y a qu’une issue pour sortir de cette spirale : L’application d’une l’éthique des affaires ! La prédation pour plus de rentabilité, pour s’approprier davantage de « parts de marchés »,
sont aujourd’hui obsolètes. Il s’ensuit les lois de marché changent.
Des études ont révélé que si les comportements en affaires ne s’en
tiennent qu'aux plans inférieurs de vie où le vivant utilise le vivant
; cela revenait à se fermer les portes de belles réussites et finissait
par appauvrir les Entreprises, puis le monde. Exactement comme cela se
produit dans l’équilibre d’un écho système naturel.
Or,
la nouvelle stratégie est celle du partage. Peu à peu la dimension
irrationnelle présidant à la vie du monde et des êtres s'impose à tous
comme quelque chose de palpable, de praticable et d’accessible pour
l’intellect en milieux d’affaires. Le
principe prédateur qui fait loi dans l’espèce animale, ne peut
prétendre aux plus hauts niveaux de conscience, bien que l’on ait vu
des animaux capables de plus de générosité et d’intelligence que
certains humains… Si le principe prédateur anime donc l’humain, c’est
pour lui la négation de l’homme. L’humain prédateur d’autrui régresse
au rang animal, et nie en même temps la tâche qu’il a à accomplir dans
son milieu : partager ! En effet, si le comportement prédateur fait loi
et figure de normalité dans le règne animal, il est indigne de
l’humain. La prédation est chez l’humain la négation de l’homme. Que
les humains se combattent, se volent, se trahissent, se trompent entre
eux est indigne, car si l’animal ne possède qu’une conscience
embryonnaire, celle de l’humain n’est pas en droit de se fourvoyer en
cherchant à lui ressembler. Mais l’occidental pense généralement que
c’est faire preuve de grande intelligence que de parvenir à « fiche les
autres dedans », à les avoir ! Ils sont prédateurs les uns des autres, alors qu’ils sont faits pour être les benefactors des uns des autres. Ils nomment cela : Compétition, stratégies…
Or,
partager, négocier en appliquant l’éthique des affaires, n’ôte rien au
succès des uns ni des autres. Cela concoure plutôt à faire davantage de
gens heureux. Pour qu’une affaire soit « bonne »,
il faut ne faut pas nécessairement une victime. Il faut que l’affaire
soit bonne pour toutes les parties. La compétition doit être saine et
honorable. Il ressort de tout cela moins un meilleur épanouissement
pour les dirigeants d’Entreprise et les employés. Moins de stress, plus
de plaisir à assumer ses fonctions et un taux de culpabilité zéro. Cela
signifie une qualité de vie augmentée et la diminution des causes de
certaines maladies. En conclusion, je dirai : Il faut apprendre à vivre aujourd’hui comme tout le monde devra vivre
demain. Si cela n’entre pas dans les mœurs maintenant les défis qui
doivent être relevés ne le pourront. Il s’agit en quelque sorte de
mener la « révolution du Bonheur » !
Mathias Ollivier Comportements nouveaux des Entreprises La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est devenue une
thématique dominante en sciences de gestion, une exigence stratégique
portée par les grands organismes internationaux (Commission européenne,
BIT, etc). La responsabilité sociale des entreprises est un sujet
récurrent de débats et d'échanges entre praticiens, professionnels,
hommes d'entreprises. Le management responsable est l'instrumentation de gestion visant à mettre en oeuvre les trois dimensions reconnues à la RSE : la responsabilité économique, la responsabilité sociale (ou sociétale),
la responsabilité environnementale, l’observance d’un comportement
éthique. La RSE n'est pas un épiphénomène ou un effet de mode sans
lendemain. Elle correspond à un ensemble de pratiques lourdes et à une
vision de la place de l'entreprise dans son environnement économique,
écologique et sociétal, consolidant des comportements nouveaux en
affaires. Ils correspondent à une tendance forte, qui donne naissance à
une institution économique nouvelle en cours de développement. (Pour en
savoir plus consultez la page liens) |